Michèle Nguyen

Vy

Dans le spectacle VY, Michèle Nguyen ouvre grand le livre du passé et interprète, on ne peut plus librement, son enfance bercée par la féroce présence de sa grand-mère.
Elle nous parle de sa maladresse, de son besoin de silence, de sa passion des mots, de son secret amour qui la mènera vers ses origines, vers la paix aussi.
Une marionnette l’accompagne silencieusement dans le voyage souterrain. Elle est tout autant la fragilité de l’enfance qu’un rien pourrait casser que le vieil enfant qui résiste en nous, tyrannise et tire les ficelles pour ne pas grandir.
Vy est le prolongement d’un voyage que la conteuse a commencé avec «A quelques pas d’elle», mis en scène Alberto Garcia Sanchez en 2005 et qui s’est poursuivi avec «Ma sœur ma juge», une adaptation d’un récit de vie d’une juge des enfants. Ce texte bouleversant l’avait renvoyée à sa propre enfance.

Michèle Nguyen

michele-nguyenMichèle Nguyen est née en Algérie d’un père vietnamien et d’une mère belge, elle a grandi en Belgique.

Formée à l’école internationale de théâtre Lassaad (Bruxelles), dont la pédagogie privilégie le mouvement et l’émergence de l’acteur-créateur, elle va très vite trouver sa place dans le monde des conteurs.

Encouragée par le public et par différents prix, elle développe depuis 1996, de spectacle en spectacle, une gestuelle, une écriture et un univers très personnels basés sur l’intime.

L’épure est sa quête.

Cela fait 15 ans que je raconte, il y a 15 ans que j’écris.
Je n’écris que pour dire, je n’invente rien, je trempe ma plume dans le quotidien.
Mes histoires parlent du monde dans lequel je vis, des gens que je côtoie ou que je croise et surtout de ceux qui sont capables de transformer l’insupportable en vivable et le banal en merveilleux.
Ce sont les perles du langage qui me fascinent surtout, cette poésie à fleur de peau qui surgit sans qu’on s’y attende.
Oui, c’est cette poésie vitale et éphémère que j’ai envie de préserver et de partager.
Je crois au pouvoir des mots tout comme je crois au pouvoir des gestes, à leur pouvoir de nous transformer goutte-à-goutte.
Pour moi écrire et raconter ne font qu’un, écrire est ma seule manière de parler vraiment.
J’écris comme je raconte et je raconte comme j’écris, c’est comme un plongeon, un corps à corps avec la vie, l’instant présent.

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